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lundi 3 novembre 2014

Et tu chantes, chantes, chantes...

Pénélope Bagieu et Joann Sfar, Stars of the stars : volume 1, Gallimard, 2013 [48 p.]



Ce que j'en pense :

     J'ai aimé le Chat du rabbin. J'ai aimé Joséphine. C'est donc avec une vive curiosité que je voulais voir la collusion de ces deux univers. Et... c'est totalement foutraque et déjanté !

     L'idée de départ est extra : la Terre étant en plein milieu de grandes routes commerciales, les extraterrestres, espèce plus évoluée et policée que celle des humains, décident de la rayer de la carte de l'Univers. Comme un de leurs grands pontes est féru de chant et de danse, ils décident auparavant d'en exfiltrer les meilleurs spécimens. Les voilà donc embarqués avec sept représentantes du genre humain. Et, on peut dire que le choix est plutôt gratiné !

      Entre, notamment, Angoissette, la rousse névrosée, Maurisse, la française agressive, Bonnie Princess, la punk violente, et Berthillone de Sabayon, l'autrichienne pleureuse, l'entente est loin d'être cordiale…

     Ce premier tome installe surtout le cadre du récit et nous place face aux pires défauts de l'espèce humaine. Les dessins, dynamiques et colorés, adoucissent la violence de l’intrigue et la férocité des propos.

     J'avoue être restée dans l'entre-deux. L'univers décalé et les répliques qui réveillent m'attirent  et me font réagir, mais le récit me laisse sur ma faim. J'attends de lire la suite pour adhérer... ou pas.


Musique :



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lundi 20 mai 2013

Bienvenue dans l'infiniment petit

Michael Grant, BZRK, Gallimard Jeunesse, 2012 [433 p.]


Mon résumé :

        Le récit s'ouvre en 2040 sur deux jeunes adolescents qui doivent faire face à de terribles drames personnels. Noah peine à comprendre la folie dans laquelle est plongé son frère ainé. Sadie voit, quand à elle, le jet de son père et son frère s'écraser sous ses yeux.  Nos deux jeunes héros peuvent-ils se douter que ces drames sont liés à une féroce guerre dans le nano entre l'agence des terribles siamois Armstrong et celle de l'énigmatique BZRK ?


Ce que j'en pense :
          
             Je n'ai pas accroché.

           En premier lieu, je n'ai pas compris grand-chose. L'auteur dépeint un univers dont il nous donne très peu de clés. Ce n'est ainsi pas tant l'intrigue qui est complexe que l'écrivain qui se refuse à nous éclairer, qui distille au compte-goutte les éléments.

Je peux autant le comprendre lorsqu'il veut nous faire vivre la perte de repères de nos jeunes héros plongés dans le nano, mais, dans l'ensemble, cette opacité forcée m'a agacée.
         

           Le combat qui fait rage m'a aussi laissée de côté. Les deux agences qui s'affrontent sont tout aussi fanatiques l'une que l'autre. BZRK se bat pour préserver la liberté individuelle, les frères Armstrong ont, quand à eux, envie de garantir la paix et le bonheur de l'humanité. Deux objectifs plutôt louables, mais qui justifient pour eux une violence absolue aussi bien dans le macro que dans le nano.
Et encore, ce n'est pas tant la violence qui m'a dérangée que le fait qu'elle soit banalisée, sortie de la réalité car apparentée à un jeu vidéo.
 

           Les personnages, qui, eux, auraient pu permettre d’adhérer à un clan, m'ont tout autant laissée indifférente.
L'issue du combat m'a ainsi naturellement désintéressée...
 

           Je me suis donc ennuyée dans l'ensemble ; notamment à cause des descriptions obscures, beaucoup trop longues, voire carrément lourdingues lorsqu'il s'agit de décrire la fortune de la famille de Sadie.

          Il est vrai cependant que l'écriture est plutôt efficace ; le récit est, malgré toutes ces faiblesses, relativement prenant.
 

          En bref, le premier tome d'une trilogie dont je ne suis pas sûre d'avoir envie de lire la suite. Je suis par contre curieuse de savoir ce qu'en penseront nos grands élèves.


Musique :





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samedi 13 avril 2013

A la vie...

Blandine Le Callet, La Ballade de Lila K, Stock, 2010 [400 p.]

Mon résumé :
     
        Années 2090. Lila est retirée à sa mère. Après des années de maltraitance, elle doit tout réapprendre : parler, manger, vivre.
Elle se reconstruit peu à peu dans le « Centre », parangon d'une société hygiéniste, et n'a qu'une seule idée en tête : retrouver sa mère et comprendre. Comprendre comment le sentiment d'amour se mêle aux douleurs subites.

Ce que j'en pense :
     
       C'est douloureux, révoltant, émouvant. Mais surtout, captivant.
 
     Une seule et unique voix : celle de Lila K. Lila qui nous révolte et nous fait souffrir dans la scène d'ouverture – qui sont ces gens qui lui enlèvent sa mère bien-aimée ?, qui nous fait douter et chercher des raisons à l’inacceptable...
 
     Lila nous touche, nous agace, mais nous entraîne surtout dans ses difficultés à vivre, à se défaire de ce passé par ses rencontres lumineuses et ses perspectives de futur.

     Un livre sur la résistance – résistance face à son passé et à l'avenir incertain, résistance face à une société excessivement policée – à découvrir !



Challenges :