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dimanche 1 septembre 2013

Ci-gît...

Alice Ferney, Cherchez la femme, Actes sud, 2013 [549 p.]


Résumé :
                
      Vladimir rencontre Nina. Ils se marient et ont deux enfants. Serge, leur fils ainé, épouse Marianne. Et nous voilà plongés dans leur histoire familiale. De leur rencontre à leurs tourments...

  
Pourquoi j'ai abandonné :
         
        Parce que le récit est froid. Les relations entre les personnages sont décrites dans leur vérité et leur crudité. Du coup, toute sentimentalité évacuée, seule reste la froideur de l'écriture. Ainsi que des personnages peu sympathiques, car terriblement humains, emplis de névroses et de défauts. Et des relations sous le signe de la domination et de la possession.
Le récit est une dissection pure et simple de la rencontre amoureuse et de la vie à deux.

     Je me suis donc plutôt ennuyée. L'idée de remonter aux sources parentales et familiales pour expliquer les relations et actions des personnages est plutôt intéressante, mais, au final, plombe grandement le récit. Du coup, j'ai refermé le livre à la page 296.
      Certains passages m'ont quand même plu par leur construction et leur humour. Notamment celui de la rencontre entre Serge et Nina :

   "La fille dansait (...) et le musicien était saisi. Hypnotisé comme si sa chair qui s'agitait devant lui avait été surnaturelle. Ses yeux regardaient et son sang répondait (...). Bien sûr c'était aussi vif et vigoureux que furtif et inavoué. Montre-moi tes seins. Ce que ressentait Vladimir se résumait à cette curiosité excitée. J'ai envie de voir tes seins. Comment (...) aurait-il pu s'avouer qu'il avait pareilles pensées ? (...) il transforma le désir en sentiment. Il avait aimé Nina au premier regard" [p.15]

La phrase que je retiens :
         
       "Tu souffles trop fort sur ma vie" [p.39]



Musique :


samedi 31 août 2013

Ci-gît...

Simonetta Greggio et Frédéric Lenoir, nina, Ed. Stock, 2013 [295 p.]


Résumé :
                
      Adrien, la quarantaine, célibataire, veut mettre fin à sa vie. Dans ses ultimes moments, il se remémore un des plus beaux instants de son existence, son amour adolescent pour une jeune fille, Nina, rencontré sur la côte amalfitaine (Italie). Chaque soir, il écrit à son amour et retient ainsi des minutes de vie.

  
Pourquoi j'ai abandonné :
         
        Parce que je n'ai pas accroché sur la construction. Le récit alterne deux moments : les journées d'Adrien et les lettres nocturnes destinées à Nina. L'idée de confronter le présent oppressant et la douceur des souvenirs d'enfance est plutôt intéressante, mais les ficelles pour passer d'un à l'autre sont vraiment peu subtiles.

      Parce que je n'ai pas été sensible au personnage d'Adrien. Je l'ai trouvé vraiment laborieux dans son récit. Tant est si bien que ses états d'âme ne m'ont pas interpellée. Le chien Gaston m'a plus émue, c'est dire...

      Parce que je me suis ennuyée.  La remémoration de la relation entre Nina et Adrien est bien trop longue à se dévoiler.
     Du coup, après une cinquantaine de pages, j'ai refermé le livre. C'est dommage car les auteurs abordent le suicide (et les souvenirs qui raccrochent encore à la vie) de manière plutôt délicate.

     En bref, une rencontre ratée.



Musique : [Désolée, Italie et Amour, je n'ai pas pu m'en empêcher...]



lundi 24 juin 2013

Ci-gît...

David Grossman, Une femme fuyant l'annonce, Ed. Points, 2012 [792 p.]

 
Résumé :
                
      Le fils s'engage au combat. La mère entre alors dans un entre-deux : comment vivre sachant que son enfant va probablement mourir ? Ora décide alors de partir pour fuir l'impossible annonce.

  
Pourquoi j'ai abandonné :
         
        Parce que je n'ai d'abord rien compris. Le récit s'ouvre sur trois voix dans la pénombre. Tout s'éclaire des années et quelques centaines de page plus tard... Trop long pour moi.

      Parce que je n'ai pas été sensible au personnage d'Ora. D'abord touchée par son émotion de mère qui tente tout pour échapper à l'impossible annonce, j'ai eu du mal à la comprendre dans ses relations aux autres, dans le déroulé de ses pensées.
 
      Parce que je me suis ennuyée. La lecture est particulièrement longue et pénible.
     Du coup, après 145 pages, je me suis dit que malgré certaines critiques dithyrambiques qui crient au chef d'oeuvre, je n'avais pas envie de m'infliger ça.

     En bref, ceci est une non-chronique.



Musique :