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mardi 26 mars 2013

Et maintenant...

Meg Rosoff, Maintenant, c'est ma vie, Albin Michel, Coll. Wiz, 2006 [238 p.]

Mon résumé :

      Daisy, quinze ans, new-yorkaise, rejoint l'Angleterre, accueillie dans son étrange maison par sa tante Penn et ses quatre enfants, Osbert, Edmond, Isaac et Piper. Elle cherche à y oublier les lâchetés de son père et le désamour de sa belle-mère, "Davina la Diabolique". Contre toutes attentes, elle va vite se retrouver aux prises d'une guerre qui la dépasse.


Ce que j'en pense :

      Dans le cadre de mon boulot, ma collègue et moi travaillons en partenariat avec la bibliothèque de la municipalité qui nous propose tous les deux mois une sélection d'ouvrages sur un thème prédéfini.
A l'occasion de la Saint-Valentin, nous leur avions demandé quelques ouvrages d'amour. Maintenant, c'est ma vie faisait partie de ce lot.
 
     Sa jolie couverture rose et or m'a de suite attirée. Je me suis donc lancée et... j'ai bien aimé.

     L'écriture très oralisée - nous sommes dans les pensées de Daisy, m'a d'abord un peu gênée. On se laisse cependant vite transporter par ce style naïf et l'atmosphère particulière de l'ouvrage.
 
     Nous nous retrouvons rapidement aux prises avec deux grandes choses qui dépassent Daisy (et nous dépassent) : l'amour et le désir réciproques de la jeune fille pour son cousin, puis la guerre qui éclate et ses horreurs.
 
     Je dois dire que l'héroïne m'a un peu agacée. Je l'ai trouvé d'une froideur et d'une légèreté dérangeantes face aux atrocités qui l'entourent. Mais, n'est-ce pas le regard sincère que porterait une simple adolescente plus intéressée par son amour interdit que par les morts qui l'entourent, et qui, finalement, fait preuve d'une force incroyable ?...
 
     Ce détachement n'entame cependant pas l'attrait pour le récit et la force de certains passages - un peu rares, quand même...
 
     Enfin, je dois dire que j'ai apprécié la lecture et que les dernières pages m'ont particulièrement tenues en haleine.
 
     En bref, un joli roman qui me semble assez juste dans l'ensemble.


Musique liée :




http://helran.fr/lecture/wp-content/uploads/2013/01/challenge-170-300x199.jpg
             


lundi 11 mars 2013

Un homme, un jour, tu seras, mon fils !

Philip ROTH, Indignation, Gallimard, 2008 [195 p.]


Mon petit résumé :

     Marcus Messner, jeune homme de 19 ans, part faire ses études au Winesburg College, dans le fin fond de l'Ohio, pour échapper à l'amour inconditionnel et aux peurs débordantes de son père. Sur fond de Guerre de Corèe, il y découvrira la vie en collectivité, le désir, la colère, etc.



Ce que j'en pense :

     Je suis mitigée...

     Le livre est bien écrit. Il dresse le portrait d'une époque, celui de l'Amérique des années 50 et de son puritanisme ambiant.

     J'ai été cependant peu sensible aux turpitudes et indignations intimes de ce jeune homme à demi-mort, sous morphine, qui, durant son court passage à l'Université, craint à chaque moment son renvoi, renvoi qui le mènera au front, à la mort certaine.

     Le suspense tient tout du long au motif de ce renvoi inéluctable : son insolence envers le doyen ? sa mésentente avec ses colocataires successifs ? ses écarts de conduite avec sa copine suicidaire ? ou bien, serait-ce simplement "(une de ses) décisions les plus banales, fortuites (...) qui aura une conséquence des plus totalement disproportionnées" ?

     Un livre que je ne regrette toutefois pas d'avoir lu - d'autant plus qu'il est mon premier Philip Roth (!) - mais, auquel je n'ai pas été sensible et dont il ne me restera, à long terme, pas grand-chose...