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mercredi 28 décembre 2016

Et vogue la galère

Fabien Clavel, Panique dans la mythologie : l'Odyssée d'Hugo, Rageot, 2016 [145 p.]


Ou comment Hugo, jeune mythoplaste, et Blanche, fille d'Hadès, partent à la recherche d'Ulysse afin de le remettre dans le droit chemin de son odyssée.

Un court récit empli d'humour, idéal pour les petits lecteurs.

lundi 25 mai 2015

En mal de soi

Franck Thilliez, Fractures, Le Passage, Pocket, 2009 [441 p.]
 


Mon résumé :
    
       Alice Dehaene retrouve un chemisier ensanglanté dans sa baignoire. Elle n'a cependant plus le souvenir de la nuit qui vient de se passer.
Au même instant, son père est hospitalisé pour cause d’agression à l'arme blanche et un homme est recueilli nu et multi-traumatisé. Quels liens tragiques unissent ces personnages ?

Ce que j'en pense :
      
         Franck Thilliez nous entraîne dans ce que l'on appelle vulgairement la folie. Il y a du suspens, des questions sans réponses, de la violence, du sang, etc.

         Alice est en proie à un mal dérangeant qu’elle va devoir combattre pour aller au-delà d'elle-même, au-delà de son histoire.

          L’intrigue est complexe et violente, mais la lecture est agréable.

          J'ai aimé le personnage de l'assistante sociale, Julie Roqueval, qui nous permet d'aller au bout de l'histoire. Elle est notre référence, celle grâce à qui les morceaux pourront se recoller.
Comme le rythme s’accélère, je n'ai pas réussi à poser l’ouvrage dans les 100 dernières pages, ce qui m'a valu quelques heures de sommeil en moins et le bonheur de retrouver l'attrait puissant d’une intrigue.

          En bref, un livre efficace.

Musique :


samedi 23 mai 2015

A vue de nez

Ellen Potter, Too much, Seuil jeunesse, 2008 [203 p.]
 


Mon résumé :


    Clara Frankofile est une jeune fille à part. Si ses parents font tourner le plus branché des restaurants new-yorkais, le Too Much, elle en est, quant à elle, la gardienne : c’est à Clara que revient la lourde décision de déterminer qui a le droit ou non de fréquenter l’établissement. Alors qu’un soir elle renvoie sans fioritures le docteur Piff, celui-ci lui fait une drôle de révélation : quelque chose de spécial se trame sous son nez. Comment Clara Frankofile ne voit-elle rien ?...

Ce que j'en pense :


     Bof, bof, bof…
        Le récit se tient et on suit sans (trop) s’ennuyer les petites aventures de Clara, mais la lecture n’a pas laissé grand-chose dans mon esprit. Le mérite de l’auteure est de nous mettre au côté d’une héroïne franchement pas sympathique. Clara est une petite fille triste. Elle est solitaire, glaçante, méprisante. A son approche, on nous confirme que l’argent et le pouvoir ne font décidément pas le bonheur. 
       Je voulais proposer l'an passé le récit aux élèves pour voir si ils arrivaient à s’en emparer, mais je me suis défilée au dernier moment. C’est, du coup, à tester…
       En bref, un récit simplement correct qui se lit heureusement vite : plus aurait été trop.

Musique :


lundi 18 mai 2015

Coule la Seine

Claude Izner, Sang dessus dessous, 10/18, coll. Grands détectives, 2013 [274 p.]


Mon résumé :
    Milo Jassy, bouquiniste des Quais de Seine, apprend une terrible nouvelle : son ancien ami, Roland, est retrouvé étouffé et poignardé dans sa librairie. Bien malgré lui, Milo va mener l’enquête…

Ce que j'en pense :
     Un récit qui emporte facilement même si l’enquête part dans tous les sens. Les personnages sont trop multiples. Milo est à la recherche de quasiment rien – tout lui arrive tout seul, sans trop d’effort. Il est le pantin d’un criminel et tombe gaiement dans tous les pièges tendus.
J’ai, par contre, bien aimé la langue et les dialogues gouailleurs. Un seul bémol : ils font « années cinquante » alors que nous sommes censés être en 1998…

   La plongée dans la capitale est aussi agréable.

   Le récit est cependant brouillon et embrouillé. La fin est glaçante et décevante : le coupable est identifiable dès les premières pages, et la façon dont les auteurs s’en débarrassent est d’une honteuse facilité. Le charme un peu suranné de l’enquête et le ton maîtrisé des auteurs sauvent fort heureusement l’ensemble. Ce qui me donne envie de me plonger dans la série des enquêtes de Victor Legris.

   En bref, un récit vite lu et qui sera vite oublié.


 
Musique :


mercredi 4 décembre 2013

De Pi en pis...

Eliette ABECASSIS, Le Palimpseste d'Archimède, Albin Michel, 2013 [394 p.]



Mon résumé :
     
         Paris. Un professeur de Normale Sup', Robert Sorias, mathématicien, est retrouvé assassiné, éviscéré. Joachim, brillant élève de cette grande école, va assister son charismatique professeur de philosophie, Elsa Maarek, sur cette enquête. Bientôt, de nouveaux meurtres sont perpétrés, tous portant la trace du nombre Pi...
  
Ce que j'en pense :
               
            Un récit pas vraiment extraordinaire...

           L'écriture n'a rien de remarquable. J'ai été agacée par certains fils narratifs épais. L'auteur use de tournures de facilité pour introduire des explications, ne peut s'empêcher de repréciser certains éléments du récit, etc. Cela manque cruellement de subtilité.


           Ayant souvent l'impression de perdre mon temps, j'ai failli abandonner à de nombreuses reprises.


           L'intrigue policière a un point de départ attractif : le palimpseste d'Archimède. La suite est plutôt mitigée...
Rebondissements et suspens sont présents. J'ai aimé le duo formé par Joachim et son professeur ; ils m'ont fait penser au couple Watson-Holmes.

           Malgré le niveau intellectuel que l'auteur attribue au jeune héros, Joachim est à notre portée et nous entraîne de manière fluide dans l'enquête. On le suit également en parallèle dans son parcours initiatique.

           La fin est extrêmement décevante : l'auteur qui, dès le départ, nous fait miroiter un secret absolu, celui de l'Univers (rien de moins), le résolve de manière hautement triviale.

           Le côté "érudit" de l'ouvrage est abscons. J'ai eu la désagréable impression d'un livre qui donnait à voir. Les connaissances de l'écrivain sont intéressantes, mais ostensibles. Cela au détriment du récit qui en devient fourre-tout : mythes antiques, tantrisme, énigmes mathématiques, mystères, ésotérisme, paléographie, digressions philosophiques, histoire des jésuites, spiritualités diverses, etc.
Eliette Abécassis nous fait par contre voyager de manière habile dans le temps, et nous plonge entièrement dans le monde prestigieux de la rue d'Ulm et de ses rites et coutumes - monde dépeint comme celui d'un entre-soi, ce qui m'a quand même un peu gênée...


           En fermant le livre, je reste sur une impression de froideur et d’apprêté qui me laisse en retrait.

           En bref, un livre construit et recherché ni attachant ni marquant.


Musique :





mercredi 22 mai 2013

Dans la vie faut pas s'en faire...

Gabrielle Lord, Conspiration 365. Tome 01 : janvier, Rageot, 2009 [207 p.]

Mon résumé :

         31 décembre. Cal Ormond, 15 ans, fait une étrange rencontre. Un homme l’exhorte de se cacher pendant l’année à venir s'il souhaite survivre. Le jeune héros entre alors à ses dépens dans une temporalité infernale : 365 jours où dangers et enquête se côtoient.


Ce que j'en pense :
         
         Pauvre Cal…

        Le 1er janvier de la nouvelle année, il doit affronter : 1/ une terrible tempête maritime, 2/ le naufrage de son bateau, 3/ la férocité de deux requins et, 4/ le cambriolage de la maison familiale…

Au cas où il n’ait pas véritablement compris la terrible prophétie de la veille… Au cas où nous n’aurions pas véritablement compris la terrible prophétie de la veille… Quand je lis en fin d’ouvrage que l’auteur se fait un point d’honneur à donner une place de choix à la crédibilité de l’intrigue, il est vrai que j’en reste coite…
 

        L’écriture est bien trop simpliste.

        Le rythme est rapide : chaque chapitre représente une journée, elle-même divisée en heures et lieux. La lecture est ainsi très facile d‘accès.


        Les personnages ne sont pas aboutis, tout juste vaguement esquissés.

Cal est un simple vecteur d’enquête. Il n’est guère un personnage à qui l’on s’attache. Son manque de caractéristiques facilite cependant l’identification. Il est un héros « tout prêt », un corps narratif dans lequel on se glisse sans difficultés.
Seul l’oncle est accompagné d’un certain mystère - on ne connait guère ses intentions, s’il est là pour protéger ou pour blesser sa famille.
 

         Une des faiblesses de l’ensemble réside dans le fait que, comme nous vivons l’aventure exclusivement à travers Cal, nous ne pouvons nous empêcher de juger ses actes et réactions. Sa mollesse m’a ainsi particulièrement agacée, tout comme sa passivité et ses actes un peu couillons.
D’autant plus que peu de suspense se trouve dans ce roman malgré les dangers qui rôdent autour du jeune héros. Le principal intérêt de l’intrigue réside dans la découverte du lourd secret familial, de la Singularité Ormond.
 

        L’ensemble a toutefois le mérite d’être efficace : l’action emporte la lecture, l’intrigue pousse à tourner les pages et donne envie de lire le deuxième tome.
Alors, de simple victime dans ce premier tome, j’espère que Cal prendra peu à peu les rennes de l’histoire dans les suivants.


        Je suis plutôt curieuse de savoir si l’ouvrage va plaire aux ados, même si, pour eux, je préférerais des intrigues plus abouties, plus exigeantes. Néanmoins cela peut être une bonne entrée dans la littérature pour les faibles lecteurs.


Musique :




Challenge :