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mercredi 24 août 2016

Ne vois-tu pas le drame qui point ?

Joël Dicker, Le Livre des Baltimore, Éditions de Fallois, 2015 [475 p.]



Retrouvez l'écrivain Marcus Goldman qui revient sur l'histoire de sa famille et du drame qui se trame.
Comme "La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert", c’est rythmé, drôle et plaisant à lire !

mercredi 27 mai 2015

Une simple vie

James Salter, Et rien d'autre, Éditions de l'Olivier, 2014 [368 p.]
 


Mon résumé :
    
       Philip Bowman, né en 1925, devient éditeur à New York après avoir travaillé dans la marine américaine. Sous nos yeux et au fil des pages se déroulent sa vie et sa difficile quête d’un foyer, d’amour et de sexe.

Ce que j'en pense :
      
          La réjouissance des critiques littéraires sur le dernier ouvrage de James Salter – et sur l’auteur lui-même – m’ont conduite à cette lecture.

Les cent premières pages m'ont laissée bien en retrait du récit, puis, peu à peu, la petite musique de l’auteur m’a emportée. Le style économe est tout de même déroutant. Se génère une distance entre Philip Bowman et nous – distance qui fait écho au regard lointain que porte le héros sur sa vie. Le désir prend pourtant une grande place dans le récit, mais pas la chaleur...

Reste le froid. Reste un roman sur le temps qui passe, sur les désillusions et petits échecs qui jalonnent une vie, sur la valse des personnages qui traversent une existence sans heurts et sans exaltations. Une vie ni ratée ni réussie. Juste une vie d’homme.

        En résumé, un récit à l’écriture exemplaire, mais trop tiède pour moi.


Extrait :
      
           « Les femmes tombent amoureuses quand elles commencent à vous connaître. Pour les hommes, c’est exactement l’inverse quand ils finissent par vous connaître, ils sont prêts à vous quitter »


Musique :


samedi 25 octobre 2014

Autopsie d'un best-seller

Joël Dicker, La Vérité sur l'Affaire Harry Québert, Ed. de Fallois, 2012 [665 p.]


 
Mon résumé :

     Aurora. 2008. Harry Quebert, grand écrivain américain, est accusé, trente ans après les faits, de l'assassinat de Nola Kellergan, 15 ans. Marcus Goldman, son élève et fidèle ami, jeune écrivain à succès en quête d'inspiration, se lance à corps perdu dans sa défense.


Ce que j'en pense :
         
Un pavé que je n'ai pas lâché.
J'ai aimé les trente leçons sur la vie et l'écriture qui reflètent le contenu de chacun des chapitres.
J'ai aimé la complicité entre Marcus et Perry Gahalawood, chef de police - tous deux en quête d'une seule chose, la vérité.
J'ai aimé la fluidité et la maîtrise de l'écriture.
J'ai aimé l'intrigue et ses nombreux rebondissements. J'ai aimé être baladée par l'auteur dans ma recherche de suspects. Les soupçons se font et se défont.
J'ai aimé l'humanité des personnages, leurs forces et leurs fêlures.
J'ai aimé la peinture d'une petite ville américaine.
En bref, un roman agréable qui n'échappe pas aux clichés du genre mais qui se lit volontiers.

 
 
Musique :



Challenge :

mercredi 13 mars 2013

C'est bientôt la fin...

Catherine MAVRIKAKIS, Les derniers jours de Smokey Nelson, Sabine Wespieser éditeur, 2012 [329 p.]


 Mon résumé :

      Portraits de trois personnages marqués par un même événement tragique, le massacre d'une famille, 20 ans plus tôt, dans un motel de la proche banlieue d'Atlanta : Sydney Blanchard, noir américain originaire de la Nouvelle-Orléans, d'abord accusé à tort du quadruple meurtre ; Pearl Watanabe, hawaïenne, femme de chambre qui a découvert les corps et partagé une cigarette avec le tueur, et Ray Ryan, père et grand-père des membres de la famille assassinée. Portraits auxquels vient s'ajouter la voix de Smokey Nelson, le tueur, condamné à mort prochainement exécuté.

Ce que j'en pense :

     J'ai découvert ce roman après le passage de l'auteur à La Grande Librairie de François Busnel sur France 5, il y a quelques mois. La trame m'a de suite attirée. L'idée de faire vivre quatre (cinq, même) personnages marqués au fer rouge par un même événement est un point de départ intéressant et plein de promesses.

       Au final, je n'ai pas accroché. Je me suis même ennuyée...


       Au-delà du fait que le quadruple meurtre est simplement une toile de fond, la cause et le révélateur de la profonde solitude et du désœuvrement des personnages, la noirceur de l'ensemble, ce portrait (a)moral et désespérant (réel ou fictif) de l'Amérique (racisme, violence, extrémisme, etc.) m'a dérangée.
Les personnages ne m'ont ainsi pas touchée. Sydney rejette profondément les hommes et n'est dans une réelle relation qu'avec son chien. Pearl (sur)vit avec l'ombre du Smokey qui l'a séduite et ne parvient pas à accepter cette idée-là. Paul est profondément soumis à son Dieu vengeur. Seul Smokey, le tueur, entretient une réelle relation avec sa sœur Martha qui lui permet de rester dans le monde des hommes.

       Je reconnais la réelle qualité d'écriture de l'auteur. Les trois voix principales sont vraiment identifiables - elles ont chacune leur rythme, leur musique propre. Mais, cette qualité littéraire n'a pas suffit à me garder dans l'histoire.


       Pour résumer, un roman très bien écrit, avec un point de départ intéressant, mais auquel je n'ai définitivement pas adhéré.



Musique liée :




Challenge :

mardi 12 mars 2013

C'est beau un livre la nuit

Joan DIDION, Le bleu de la nuit, Grasset, 2013 [232 p.] 


Mon (très) petit résumé

     Joan Didion revient sur la vie et la mort de sa fille Quintana Roo à travers souvenirs et réflexions. Parler de sa fille disparue, c'est parler de la fin qui approche. Ou l'inverse...


 Ce que j'en pense

     Le récit se lit d'une traite. L'écriture est simple et percutante.

     L'auteur parle en creux de sa fille à travers des fragments épars de souvenirs - fragments à l'image des choix éclectiques de Quintana lors de son mariage qui ouvrent le récit. Mais, surtout, elle nous livre ses réflexions sur la vieillesse, la famille, la solitude - réflexions auxquelles j'ai été sensible.

     Le collage de souvenirs est donc foisonnant sans pour autant être barbant. Même si, j'ai quand même un peu perdu le fil, les repères temporels étant brouillés, comme ils peuvent l'être dans une mémoire humaine.

     En bref, un récit plaisant sans être bouleversant - l'ensemble reste tout de même un peu trop froid à mon goût.


(Très court) Extrait

"Le temps passe. Se peut-il que je n'y aie jamais cru ? Ai-je cru que les nuits bleus pourraient durer à jamais ?" (p.26)

Musique liée



lundi 11 mars 2013

Un homme, un jour, tu seras, mon fils !

Philip ROTH, Indignation, Gallimard, 2008 [195 p.]


Mon petit résumé :

     Marcus Messner, jeune homme de 19 ans, part faire ses études au Winesburg College, dans le fin fond de l'Ohio, pour échapper à l'amour inconditionnel et aux peurs débordantes de son père. Sur fond de Guerre de Corèe, il y découvrira la vie en collectivité, le désir, la colère, etc.



Ce que j'en pense :

     Je suis mitigée...

     Le livre est bien écrit. Il dresse le portrait d'une époque, celui de l'Amérique des années 50 et de son puritanisme ambiant.

     J'ai été cependant peu sensible aux turpitudes et indignations intimes de ce jeune homme à demi-mort, sous morphine, qui, durant son court passage à l'Université, craint à chaque moment son renvoi, renvoi qui le mènera au front, à la mort certaine.

     Le suspense tient tout du long au motif de ce renvoi inéluctable : son insolence envers le doyen ? sa mésentente avec ses colocataires successifs ? ses écarts de conduite avec sa copine suicidaire ? ou bien, serait-ce simplement "(une de ses) décisions les plus banales, fortuites (...) qui aura une conséquence des plus totalement disproportionnées" ?

     Un livre que je ne regrette toutefois pas d'avoir lu - d'autant plus qu'il est mon premier Philip Roth (!) - mais, auquel je n'ai pas été sensible et dont il ne me restera, à long terme, pas grand-chose...